11 Fév Co-dodo : ce que ça change sur le sommeil des parents
Le co-dodo ne veut pas dire « bébé dans le lit »[2]. En effet un bébé doit se trouver dans un couchage qui lui est dedié, sécurisé, potentiellement accolé au lit de ses parents.
Le partage de chambre avec un berceau accolé peut avoir un réel ’impact sur le sommeil des parents..
Tout d’abord le point positif demeure la proximité qui raccourcit les réveils[1] , en effet le parent à proximité peut intervenir plus rapidement et moins s’éveiller,, surtout en cas d’allaitement ou de réconfort.
A contrario, cette proximité impacte induisant une certaine hypervigilance ne permet pas forcément à certain parents de dormir de façon sereine, ils peuvent voir leurs nuits ponctuées des micro-réveils qui donnent l’impression de ne jamais récupérer[3].
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Rappel concernant le co-sleeping (à distinguer du co-dodo) encore appelé partage de couchage n’est pas recommandé par plusieurs études scientifiques s’intéressant au cas de mort subite du nourrisson. Ce type de couchage n’est pas sécuritaire.
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Le vrai bilan (ce que le co-dodo change (et ce qu’il ne changera pas))
Ce que le co-dodo améliore le plus souvent
Quand votre bébé est proche de vous, vous perdez moins de temps en logistique.
- Vous vous levez moins, parfois une main posée sur votre bébé lui permet de s’apaiser et d’enchaîner le prochain cycle de sommeil.
- vous allumez moins la lumière pour déambuler, et vous déplacer, ainsi les conditions d’obscurité recommandées pour ne pas interrompre l’état de sommeil est maintenu.
- vous restez plus facilement dans un mode “rendormissement” car la manière dont vous allez intervenir reste brève car vous intervenez plus rapidement.
Dans le tableau ci-dessous vous trouverez un état des lieux de l’option de co-dodo
| Ce qui change | Pourquoi ça aide |
| Moins de déplacements | Moins de lumière, moins d’éveil complet |
| Interventions plus courtes | Vous répondez vite avant que l’éveil ne soit vraiment installé |
| Endormissement plus rapide | Moins de sécrétion de cortisol généré par un lever donc, moins de rupture de rythme |
Ce que le co-dodo dégrade parfois
La proximité peut aussi vous maintenir en hypervigilance et en alerte.
Bruits, mouvements, tétées, surveillance inconsciente, tout cela peut multiplier les micro-réveils.
Le matin, vous pouvez vous sentir fatigué car votre sommeil est plus fragmenté.
L’hypervigilance est un grand classique au début. Certains parents scannent le moindre souffle, surtout quand ils doutent de la sécurité ou qu’ils ont peur de “mal faire”.
Ce n’est pas un défaut de votre part, c’est une réaction fréquente. Le problème, c’est quand ce mode sentinelle devient la norme.
Bon à savoir : si vous vous endormez régulièrement au milieu d’une intervention, c’est un signal d’alerte de dette de sommeil. Dans ce cas, la priorité est de réduire les situations à risque et d’organiser le relais, pas de “tenir” coûte que coûte.
Ce que le co-dodo ne supprime pas
Même avec la meilleure organisation du monde, le cododo ne fait pas disparaître la physiologie du sommeil du bébé.
Les nourrissons ont des cycles plus courts et un sommeil qui se consolide avec la maturité cérébrale. Il est donc courant qu’ils se réveillent entre deux cycles, parfois juste pour vérifier leur environnement et parfois pour manger.
Co-dodo, co-sleeping, partage de chambre, partage de lit
Les 3 configurations à ne pas confondre (partage de chambre (surface séparée) / berceau “side-car” / partage de lit)
On utilise souvent “co-dodo” pour parler de plusieurs réalités. La différence essentielle est simple.
| Configuration | Concrètement | Ce que ça change le plus pour les parents |
| Berceau “co-dodo” (accolé) | Bébé a son espace, collé au lit parental | Interventions très courtes, pratique pour les tétées |
Jusqu’à quand c’est pertinent ?
Pour la prévention des accidents de sommeil, beaucoup de recommandations[1] privilégient le partage de chambre avec un couchage séparé, au moins pendant les 6 premiers mois.
Certaines vont plus loin et encouragent à garder le bébé près de vous la première année si c’est possible et si tout le monde récupère correctement.
Le berceau accolé a des limites très concrètes. Arrêtez dès que votre bébé atteint la limite de poids indiquée par le fabricant, ou dès qu’il devient assez mobile pour s’asseoir, s’agenouiller, se redresser, ou tenter de sortir.
Choisir la bonne configuration selon votre réalité
Si vous allaitez
Si vous allaitez la nuit, une solution envisageable si votre bébé a encore de nombreuses tétées nocturnes demeurent l’option du co-dodo accolé à votre lit.
Vous limitez les déplacements et vous conservez un cadre stable.
Si biberon / lait tiré
Avec biberon ou lait tiré, votre meilleur levier est l’organisation, et le soutien du co-parent qui peut prendre le relais.
Le but n’est pas de “partager équitablement chaque réveil”, mais de garantir à chacun un bloc de sommeil qui permet de récupérer.
| Organisation | Comment ça marche | Pourquoi ça aide |
| Relais en créneaux | Un parent gère tout sur une plage, l’autre dort. Par exemple jusqu’à minuit puis alternance après minuit. | Vous protégez un bloc de sommeil complet |
| Alternance des réveils | Un réveil sur deux, ou un parent gère les changes et l’autre les biberons | Répartition simple, lisible |
| Chambre séparée ponctuelle | Le parent “off” dort ailleurs 1 ou 2 nuits par semaine | Récupération plus profonde |
Si bébé est bruyant / vous avez le sommeil léger
Si votre bébé est bruyant ou si vous avez le sommeil léger, la proximité peut vous coûter cher en micro-réveils.
Dans ce cas, “éloigner sans séparer” fonctionne souvent mieux que changer de pièce.
Déplacez progressivement la surface de sommeil de bébé dans la chambre, en gardant un accès facile mais moins de stimuli directs.
Un écran sonore peut aussi aider, à condition de rester prudent. Gardez un bruit de fond doux et constant, placez la source à distance du bébé, et ne montez pas le volume pour “couvrir” les bruits.
Si logement petit
Dans un petit logement, l’objectif est de faire simple et stable.
Une surface de sommeil sûre et dédiée, un chemin dégagé pour intervenir, et le minimum d’objets autour.
Pensez “flux” plutôt que “matériel”. Placez l’essentiel à portée de main, préparez vos rechanges avant de dormir, et limitez les allers-retours.
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